Un élevage d'une personne, à Lac-Beauport.
Neuf ans, deux races, et une règle qui n'a jamais changé : jamais plus de chiots que ce qu'une seule personne peut connaître par leur nom.
Un whippet de course, adopté pour ralentir.
Mon premier whippet, Balto, venait d'une lignée de chiens de leurre — rapide, nerveux, incapable de rester en place. Du moins, c'est ce que je croyais avant de l'adopter. Deux semaines après son arrivée, il avait trouvé sa place sur le divan et n'en a plus vraiment bougé pendant les treize années suivantes.
C'est cette contradiction qui m'a donné envie d'élever : un chien capable d'une vitesse presque absurde, et pourtant l'un des compagnons les plus tranquilles qui soient. Le lévrier italien est arrivé quelques années plus tard, pour les mêmes raisons, en plus délicat.
Neuf ans plus tard, je fais naître deux portées par année, jamais plus, dans la maison où je vis avec mes propres chiens. Il n'y a pas de chenil ici — seulement un salon qui sent parfois un peu trop le chiot.
Deux lévriers, aucun compromis.
Je ne mélange pas les races et je ne diversifie pas. Bien connaître deux lignées vaut mieux que d'en survoler six.
Les deux races partagent la même silhouette — fine, athlétique, faite pour la vitesse — mais pas tout à fait le même tempérament. Je les présente franchement plus bas, avantages et limites comprises, parce qu'un mauvais jumelage de race coûte cher aux deux bouts de la laisse.
Aucune des deux n'est un bon choix pour une cour clôturée sans supervision : ce sont des chasseurs à vue par instinct, et cette poursuite ne s'éteint jamais complètement, même chez un chien parfaitement éduqué.
Whippet
Le plus grand des deux, le plus robuste. À l'aise avec des enfants actifs, capable de longues promenades autant que de longues siestes. C'est le lévrier que je recommande le plus souvent à une première famille.
À savoir : une foulée de course exceptionnelle — le rappel doit être solide avant toute liberté près d'une route ou d'un petit animal en fuite.
Lévrier italien
Plus petit, plus délicat, presque félin dans ses manières. Extrêmement attaché à une ou deux personnes en particulier. Un chien d'appartement par excellence, à condition de respecter sa fragilité.
À savoir : ossature fine (prudence avec les sauts chez le chiot) et intolérance quasi totale au froid — un manteau n'est pas un accessoire, c'est un essentiel neuf mois par année ici.
Ce que nous dépistons, et ce que nous garantissons.
Aucune saillie n'a lieu avant que les deux parents aient complété les dépistages recommandés pour leur race. Les certificats vous sont remis en main propre — pas résumés, pas « disponibles sur demande ».
Cœur et yeux
Examen cardiaque et examen ophtalmologique annuel par un vétérinaire spécialiste.
Patelles
Évaluation orthopédique des genoux, fréquemment fragiles chez les petits lévriers.
Panel génétique
Test ADN des maladies héréditaires connues, dont la maladie de von Willebrand chez le whippet.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix.
Venez rencontrer les parents avant de décider.
Je reçois les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots grandissent, vous rencontrerez les mères, et vous pourrez poser les questions difficiles.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas ici : méfiez-vous d'un éleveur qui propose une rencontre dans un stationnement ou refuse de vous montrer la mère. C'est le signal le plus fiable qui existe.